18 thoughts on “FÉMINISME – Priscille Touraille, Hommes grands, femmes petites

  1. Mekacelle Post author

    Très intéressante cette vidéo, surtout que j'ai l'impression que c'est dans le "biologique" qu'on cherche à essentialiser et à rendre éternel ("car c'est naturel, dans les gènes") la place des femmes et des hommes dans une société. Merci pour tout ton travail

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  2. Lemnis Cat Post author

    Salut, pas étonnant que l'épistémologie féministe dérange… ça bouscule pas mal de préjugés et de conclusions considérées comme acquises

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  3. Brume de Suðurey Post author

    Toujours agréable de regarder tes vidéos et de les voir popper dans les notifications. Est-ce que Touraille fait un point sur la géographie du genre ? Y a-t-il un lien entre la répartition de l'espace et l'appropriation de la nourriture par les hommes ? La domestication du feu avec la création du foyer, ou la sédentarisation ont-elles un lien avec cette appropriation ? Comme tu disais que la thèse était encore plus dense, je me suis demandée s'il y avait des choses là dessus que tu n'avais pas eu le temps d'aborder ?

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  4. Adama Post author

    Est ce que tu penses qu'il existe un lien entre cette hypothèse, et les tendances culturelles des hommes à préférer les femmes plus petites qu'eux et les femmes à préférer les hommes plus grands qu'eux, ainsi que le jugement négatif de la société lorsque les couples ne répondent pas à ces normes sociales de différenciation de taille ? Ou bien cette affirmation de cette tendance culturel est elle un préjugé peut être ? (je n'ai pas de source scientifique sur lequel m'appuyer je l'avoue, mais c'est une simple impression que j'ai, par rapport à tous les couples que j'ai eu l'occasion de rencontrer, et je me pose cette question depuis un certain temps) Merci à toi pour cette super vidéo 🙂

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  5. Oscar Barda Post author

    Super vidéo ! (comme d'hab à vrai dire)
    J'aurais tendance à croire, de l'éthologie / anthropologie que j'ai lue, que c'est peut être aussi des sous-produits d'adaptations spécifiques qui s'expriment ici : dans l'histoire du développement du jeu chez les animaux par exemple, on trouve des évolutions qui permettent une survie optimale et donnent par la suite des comportements nés de cette adaptation.

    Ici par exemple (c'est peut être une redite hein j'invente rien) c'est peut être que cette sélection sexuelle développée pour les mâles entre eux donne aux mâle une possibilité de non-coopération délétère pour l'espèce, non-coopération qui ensuite se tourne vers les femmes dans la domination. En gros, les mâles seraient porteurs de l'égoïsme dans l'évolution humaine et on se trouverait aujourd'hui à dire "les hommes protègent les femmes et portent des trucs lourds" au même endroit intellectuel que les gens qui défendent "oui la compétition sauvage des requins du capitalisme c'est bon pour la croissance" à savoir retro-inventer une idéologie ad-hoc pour justifier des privilèges.

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  6. Jacques a dit Post author

    Hou là ! C'est bien la première fois que je lis une de tes capsules avec autant de méfiance. C'est parfaitement vulgarisé, certes, et l'hypothèse étant une hypothèse, je la reçois avec assez de neutralité. Cependant, si la proposition de Touraille devait être solide, le passage par la vulgarisation (excellente dans sa forme, je le répète) me semble lui nuire car le nombre de questionnements que ton programme soulève est, ou bien répondu dans le travail de l'anthropologue, et le résumer lui retire sa substance, ou bien absent ou très incomplet et la vulgarisation reflète le vrai manque de sérieux de son travail.

    Franchement méfiant devant les contes étiologiques en tous genres, cette proposition me laisse la même impression tant, dans le résumé, elle semble reposer sur plus de présupposés que de d'un travail de recherche sérieux.
    Alors tu me diras de lire les travaux de Touraille pour me faire mon idée, mais le hic, c'est que malgré le talent que tu déploies à présenter son hypothèse, j'ai comme l'impression que je perdrais mon temps en le faisant.

    Pour bien me faire comprendre, je veux dire que je ne juge pas du boulot de Touraille, malgré une méfiance à présent installée*, mais que je m'interroge sur les limites de la vulgarisation en soi. Et je voulais simplement te le signaler, à toutes fins utiles.

    Merci pour ton travail 😉

    *J'ai l'impression d'un travail à la Onfray = contre-histoire de [machin-truc] relevant plus de l'interprétation littéraire (je suis un "littéraire"), que d'autre chose…

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  7. Mr Sandourc Post author

    Question supplémentaire à laquelle tu dois avoir la réponse. Les variations souvent drastiques de taille d'une "même population" (peu de variations migratoires) peuvent elles changés génétiquement à l'échelle des centaines d'années ? Ou est-ce juste une question d'expression des gènes via l'environnement ?

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  8. Julien Selignac Post author

    "Fait une vidéo extrêmement fournie" "en fait, c'est encore plus fournie que ce que j'ai dit" Ok 🙂 l'avantage maintenant, c'est qu'on peut balancer cette vidéo à chaque fois que quelqu'un critique Touraille sur la base de son ignorance (ho oui, ils sont nombreux dans les starting-blocks)

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  9. Nasca Post author

    Je n'avais pas compris qu'elle avait émis juste une hypothèse (j'ai du mal écouter le doc "Pourquoi les femmes sont-elles plus petites que les hommes?"). Je pensais qu'elle avait des données derrières. J'ai encore plus de mal à comprendre la réaction très hostile face à ces travaux. Le simple fait d'envisager une hypothèse gène certains ? Après, j'ai l'impression qu'il est difficile pour certains de penser que nos réalités sont les conséquences de système (il tombe vite dans le complotisme quand il essaye de verbaliser ces systèmes)

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  10. Ababacar Octopuce Post author

    Bonjour, plusieurs questions :

    C'est possible d'avoir les sources :

    comme quoi une femme plus grande à significativement moins de chances de mourir en couche

    comme quoi les sociétés (toutes?) privaient les femmes de nourritures

    En outre, l'évolution est très lente, un dimorphisme n'apparait pas comme ça, je ne vois pas en quoi le fait que dans certaines société + riches en nourriture il y ai toujours un dimorphisme est un argument.

    A priori le dimorphisme est présent chez les ancêtre de l'être humain et chez nos cousins, je ne crois pas qu'il soit apparus avec la société si ?

    Ce que tu appel sociobiologie c'est l'évopsy ? Dans ce cas Alxander et al et ses théorie bidon ne sont pas du tout représentative de l'état de la recherche

    Merci !

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  11. Camille Kaz Post author

    Je sais pas quoi penser du fait de vulgariser une hypothèse scientifique non consensuelle, mais en tous cas ça a le mérite d'illustrer merveilleusement bien l'épistémologie féministe (si j'ai bien compris). Merci !!

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  12. Le Chat de Schopenhauer Post author

    19:00 Qu'en grandeur absolue les bassins soient aussi larges n'implique pas du tout que les bassins ne soient pas adaptés à l'accouchement.

    Quand on parle de cette thèse, il faudrait commencer par dire que le dimorphisme sexuel est considérable chez nos "cousins" grands singes. Les hommes ont donc très certainement toujours été plus grands et forts que les femmes. Elle n'a donc pas vocation à expliquer ce dimorphisme, mais à traiter de quelque chose qui y a contribué. Et heureusement puisqu'il faut bien qu'il y ait un dimorphisme de base pour expliquer que les hommes aient pu s'accaparer la nourriture, à moins qu'elle leur soit plus importante qu'aux femmes, ce que cette thèse réfute.
    Si on observe que les hommes sont prioritaires dans l'accès à la nourriture, peu importe la raison, c'est évidemment une contrainte sélective favorisant la petitesse chez les femmes. Mais ça ne dit absolument rien de l'importance relative de cette contrainte. Le taux de mortalité lors de l'accouchement des chimpanzés serait pertinent à comparer à celui des femmes humaines mais je ne l'ai pas trouvé.

    L'origine des inégalités sexuelles humaines a été attribuée au dimorphisme sexuel : l'homme détiendrait le pouvoir parce qu'il détient la supériorité physique. Cette thèse soutient que la domination a participé au maintien de ce dimorphisme qui en est à l'origine. C'est très probable, mais comme la domination n'a pas pu être à l'origine du dimorphisme sexuel (puisqu'il est à l'origine de la domination) il est normal que d'autres propositions aient été préférentiellement étudiées.

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  13. Operator Incedit Post author

    Encore une super vidéo ! Venant des sciences biologiques, j'ai trouvé que les concepts biologiques sont très bien expliqués, sans imprécision et avec juste les détails nécessaires à l'argumentation.

    Scientifiquement c'est une hypothèse absolument crédible (et beaucoup plus que bien d'autres comme tu l'as souligné au cours de ta vidéo) mais je doute qu'elle ait été reçue comme telle.
    Aurais-tu des éléments sur la réception de cette hypothèse par la communauté scientifique ?

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  14. Un Monde Riant Post author

    Y'a quand même une erreur importante dans ta vidéo qui me dérange fortement.

    Les cerfs se nourrissent pas du tout de cheeseburgers.

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  15. altanurag Post author

    Il y a des hypothèses qui parlent du rôle des femmes dans le choix des partenaires ?
    Parce que tout ce que j'entends part du principe que ce sont les mâles qui choisissent : "Les hommes grands peuvent écarter les rivaux" "Les hommes grand peuvent contraindre à la reproduction" "Les hommes grands peuvent s'accaparer la nourriture"… etc.
    Mais à aucun moment n'est évoqué l'idée que la sélection naturelle puisse avoir poussé les femelles à choisir les plus grands mâles…

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  16. Bestiale Post author

    L'Homme fait l'Homme en bref. Du coup y a t'il des différences entre l'épistémologie marxiste et l'épistémologie féministe ?
    Parce que jusqu'à maintenant je n'en vois pas ?

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  17. Albert Galaad Post author

    Merci pour cette nouvelle vidéo de qualité ! J'ai toutefois deux questions. La première : étant donné que l'on rejette le mythe de l'homme pourvoyeur de nourriture, comment expliquer que les hommes aient pu organiser une privation de nourriture des femmes ? (et ce, quelle que soit la culture ?) La seconde : comment se fait-il que des sociétés organisant cette privation de nourriture aient pu survivre à des sociétés ne le faisant pas ? Il me semble que laisser mourir de faim une femelle est un coût très lourd, beaucoup plus que celui de laisser mourir un mâle. On pourrait s'attendre à ce qu'une société s'occupant mieux de ses femmes aurait eu un fort avantage démographique sur les autres, et qu'un tel trait culturel aurait finit par s'imposer. En outre, ça ne vaut pas forcément grand chose, mais les représentations de femmes que l'on a du paléolithique ne les montrent pas vraiment sous-alimentées…
    Je me doute bien que Touraille doit avoir des éléments de réponse à ça, et que les biologistes discutent un peu plus de cette hypothèse serait sans doute une bonne chose. Mais je reste assez dubitatif. Il me semble plus parcimonieux de croire que l'humain a ce dimorphisme pour les mêmes raisons (quelles qu'elles soient) que les autres grands singes, et que les problèmes supplémentaires que rencontrent les petites femelles du fait de la bipédie et de la taille du crâne des enfants sont tout simplement un désavantage évolutif moins grand que l'avantage procuré par ces traits.

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